On parle souvent de flux migratoires comme on parle de flux de données. Mais que de différences ! D’un côté des individus – hommes, femmes, enfants – qui fuient, souvent au péril de leur vie, des conditions de vie devenues inhumaines et dangereuses. De l’autre, des chiffres, des images, des « infos », dont l’abondance nous submerge.

L’image du migrant connecté, un téléphone portable en poche et les yeux rivés sur les réseaux sociaux et autres applications numériques, a émergé à l’été 2015, date à laquelle le cap du million de migrants arrivés en Europe a été franchi. La même année 2015 Facebook passait le cap de 1 milliard d’utilisateurs actifs par jour.

C’est grâce aux téléphones portables et à leurs multiples applications que les migrants trouvent des renseignements sur leurs longs et périlleux parcours vers l’Europe et qu’ils restent en contact avec leurs familles lointaines.

Moyen de survie, mais aussi moyen de contrôle, puisque qu’avec le cryptage des applications tout laisse des traces.

Véritable dynamique de mise en réseau, la technologie numérique sert aussi à informer, comme ces blogs en temps réels de personnes fuyant leurs pays, ou ces témoignages sur leurs parcours que laissent ceux qui sont arrivés à ceux qui s’apprêtent à partir.

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